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Liste des sujets sur le forum Le post-partum

Le post-partum doit-il disparaître ?

 
Des informations sérieuses circulent de façon insistante sur le souhait du Ministre de voir dérembourser les soins de rééducation du post partum par mesure d'économie.
 
Nous soupçonnions depuis quelques temps ( cf le Forum précédent) qu'il pouvait se préparer un mauvais coup à l'encontre de nos soins aux nouvelles accouchées. En effet dans Kinésithérapie actualité n°908 du 18/09/03 il est évoqué cette possibilité, confirmée par une discussion du Conseil Fédéral de la FFMKR du 13 et 14 sept. Je ne cache pas mon inquiétude et vous fait part de ma réaction. D'abord un appel à laurent RUQUIER puis un email d'urgence aux confrères les plus proches ( cf les copies) enfin une lettre à mon Député Maire et au Conseiller Général de ma localité. Vous verrez une première réacation d'une consoeur, je vous engage à faire d'extrême urgence des démarches que vous jugerez utiles. Tenez nous au courant par l'intermédiaire du forum.

 
     
Le 22 September 2003 15h28
Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

Je souhaite demander à vos collaboratrices ce qu'elles pensent des velleités économiques gouvernementales consistant à supprimer la rééducation jusqu'ici octroyée aux femmes venant d'accoucher. (700 à 750 mille/an) et deuxièmement de l'iniquité républicaine consistant à refuser les bonifications par enfant en vue de la retraite pour les utérus de nos collègues libérales. ( Egalité des utérus!) Je suis disposé naturellemnt à
    en discuter avec vous et votre équipe. Merci

     
Le 22 September 2003 15h28
Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

Amis(es)du périnée bonjour!
    
    Je reviens sur le danger de voir le gouvernement dérembourser le post-partum. Il en est sérieusement question et ça n'est pas nos dirigeants syndicaux qui changeront quoi que ce soit . Ils sont trop occupés à espérer un strapontin au mytique Conseil de l'ordre.
    Je vous ai fait parvenir un message envoyé à Laurent RUQUIER en urgence pour qu'il avertisse ses collaboratrices de l'émission "on a tout essayé" en effet Claude SARRAUTE et Madame ALONSO sont souvent en première ligne lorsqu'il s'agit de la condition féminine. Mais nous avons , de notre côté nos patientes. Nous pouvons leur demander de réagir en envoyant un courrier ( écrit ou émail) à leur député, ministre de la santé et même à CHIRAC à l'Élysée pour leur faire part de leur indignation devant la possible suppression du remboursement des soins du post-partum. Vous êtes Mesdames de 700 à 750 mille à accoucher par an. Point n'est besoin de vous faire l'article sur les bienfaits de ces soins arrachés en 1985 à l'indifférence masculine.
    Je souhaite que vous professionnels tentiez une ultime démarche avec la plus grande vigueur.Il s'agit d'une question de morale
    Vous pouvez réagir également sur notre site http://www.journees-perineologie.fr.st en communicant vos propres nouvelles et réactions par l'intermédiaire de l'émail SFKP : journee-perineologie@fr.st , j'intégrerai vos communication dans le site à la rubrique Forum.
    Un autre point mériterait quelques réflexions de votre part.Pourquoi l'utérus de nos consœurs libérales n'est pas républicain ? Je m'explique: la République expose fièrement" l'Égalité", mais nos consœurs ne sont pas égales en ce qui concerne les indemnités par enfant pour calculer les trimestres donnait droit à la retraite. Parlez en à votre député.
    Bon courage, la France kinésithérapique vous a à l'œil.
    

     
Le 22 September 2003 15h28
Hélène COLANGELI-HAGEGE, Kinésithérapeute Paris

Chère amie, je me permets de vous informer que la suppression du remboursement de la rééducation post-natale est à l'ordre du jour. Il y a 700 à 750000 accouchements par an en France, c'est dire le nombre de femmes concernées. L'ami qui m'a alertée ne m'a pas encore donné ses sources, mais vous avez peut-être déjà cette information? Si vous avez la possibilité de faire quelque chose, ou un de vos collègues, sur ce sujet, si vous souhaitez interroger des professionnels concernés par la prévention de l'incontinence urinaire nous sommes plusieurs à votre disposition. D'autant que le récent rapport de la cour des comptes pointait le manque de prévention comme plus couteux que l'absence de soins. Merci d'avance.
    Très cordialement.

     
Le 27 September 2003 11h43
Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

Exemple de lettre a addresser par vous ou vos patientes: Monsieur le Ministre, Député ,Maire, Conseiller Général
    
    
    
     Mes fonctions de rééducateur à la clinique ………..m’ont amené à rééduquer de nombreuses accouchées récentes. Comme vous pouvez le constater sur le document joint …………L’accouchement, même s’il n’est pas pathologique entraîne un certain nombre de traumatismes occultes ou non. De ces traumatismes surgissent tôt ou tard des dommages réels ( statistiquement 10% des femmes accouchées vont devoir subir des pathologies nécessitant des soins) incontinence fécale, urinaire, prolapsus populairement appelé descente d’organe. Je n’évoque pas ici les troubles plus souvent non avoués tels qu’inconfort, troubles sexuels et autres.
     Or, depuis quelques temps des informations concordantes me parviennent, faisant état de la volonté du Ministre de la Santé de modifier la prise en charge de cette rééducation dite du post-partum. Soit en la déremboursant, soit en la supprimant des actes de la compétence des rééducateurs que nous sommes.
     Je ne pense pas que ce soit une bonne action. Ce serait immoral eu égard à nos compagnes qui attendent de la Société qu’elle veuille bien prendre en considération le fait qu’elles donnent à la République les futurs citoyens. D’autre part, il ne serait pas de bonne économie d’empêcher ces soins hautement curatifs certes mais également préventifs de dommages tardifs plus sérieux et forcément plus onéreux.
     En conséquence, je vous demande avec la plus grande insistance de bien vouloir vous renseigner auprès des autorités compétentes sur cette atteinte très injuste à la dignité féminine et à notre sens contre productrice.
     En vous remerciant par avance, je vous prie, Monsieur le Maire de bien vouloir agréer l’assurance de mes sentiments cordiaux et respectueux.
    

     
Le 27 September 2003 11h48
Hélène COLANGELI-HAGEGE, Kinésithérapeute Paris

A propos de l’éventuel déremboursement de la rééducation postnatale
    
    Nous avons reçu ces dernières années un certain nombre de patientes qui ne se plaignaient de rien à qui une ordonnance de rééducation postnatale avait été remise de façon systématique après leur accouchement. Nous avons interrogé ces femmes, pour dépister une gêne éventuelle, même non exprimée : incontinence urinaire, urgences mictionnelle, impériosité ou incontinence anale, pesanteur pelvienne, sensation de béance, difficulté sexuelle.
    Ensuite nous avons examiné ces patientes, évaluant la qualité d’une éventuelle cicatrice, la qualité de la musculature périnéale, la qualité de la statique pelvienne.
    
    Parmi ces femmes adressées à nous par principe de précaution, nous avons effectivement retrouvé quelques patientes au périnée excellent, n’ayant pas besoin de nos services. Il va sans dire que nous usons alors de notre liberté d’écourter le traitement, au vu du résultat du bilan effectué. Mais nous avons retrouvé un bien plus grand nombre de femmes au périnée faible, à la statique pelvienne fragilisée, qui justifiaient pleinement la mise en place de mesures thérapeutiques. Un grand nombre de jeunes femmes récemment accouchées présentent un prolapsus du col utérin spontané, une cystocèle, une rectocèle de grade 2, qui ne demandent qu’à s’aggraver.
    
    Le seul rempart contre l’aggravation des ces descentes d’organes, c’est la musculature périnéale. Encore faut-il l’avoir restaurée avant les dommages ligamentaires irréversibles.
    
    Le kinésithérapeute dispose des moyens d’évaluation de l’arrimage ligamentaire des organes pelviens et de la qualité de la paroi musculaire périnéale qui les soutient. En fonction de ce bilan initial, puis des bilans successifs, il peut juger de l’opportunité de la mise en place et de la poursuite de ce traitement.
    
    Par contre la profession n’a aucun moyen de lutter contre le manque de sérieux de certains praticiens :
    

  • Nous n’avons toujours pas de conseil de l’ordre qui pourrait être un moyen de sanctionner les abus manifestes.
        
  • Le statut de spécialiste n’existe pas en kinésithérapie, bien que la rééducation périnéale exige une formation spécifique, un matériel coûteux, une formation permanente.
        
  • Aucune démarche qualité n’est mise en place.
        
  • La profession est essentiellement libérale . Les recherches se font sur notre temps libre, sur nos deniers, avec des patientes qui sont aussi des clientes. Où sont les budgets de recherche en rééducation ? Nous ne sommes pas des industriels, comme les laboratoires pharmaceutiques. Nous ne sommes pas pour la plupart d’entre nous des hospitaliers à la clientèle captive.
        
  • Nous sommes les plus mal rémunérés de toutes les professions paramédicales. Les confrères qui s’abstiennent de se former, qui utilisent un matériel obsolète, ont quelques excuses, même si on peut leur en vouloir de ruiner la crédibilité des confrères les plus consciencieux et les mieux expérimentés.
        
        Si les soins post-partum devaient être déremboursés, seules les femmes les plus gênées auraient encore accès à la rééducation postnatale. Toutes les autres devront attendre d’être gênées. Il sera trop tard pour mettre en place des mesures de prévention : la rééducation sait rééduquer les muscles, pas réparer les ligaments distendus. Le coût chirurgical et humain sera bien plus lourd pour la collectivité que celui des dix séances actuellement remboursées.
        

  •      
    Le 27 September 2003 11h50
    Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

    Nous devons présenter des études techniques sur les soins partaux et post-partaux le plus rapidement possible. Essayez de trouver des travaux pertinents déjà exécutés ou lancez vous même des études. Mais il faudrait également faire des recherches économiques notamment sur la balance socio-économique. Je m’explique.
        
        Une balance socio-économique sert à mesurer le gain net d’une action en terme qualitatifs et financiers.
        Cette balance appliquée à la rééducation post-partum donnerait les résultats suivant.
        Coûts : coûts des soins en euros pour une accouchée x par le nombre soit de 700 à 750 mille/an.
        Gains : réduction des maladies liées à la non rééducation du post-partum. Sans ces soins quels sont les risques de santé pesant sur une femme à court et moyen terme, puis à long terme lorsque les dommages du PP s’ajoutent à la ménopause. Quel serait le coût des soins nécessaires au traitement de ces dommages potentiels x nombre de d’accouchées.
        Gains sociaux : le fait de pratiquer les soins PP permet aux femmes de reprendre le travail + rapidement, d’avoir moins d’absence, d’être plus << productives>>, sans compter leur bien être et leur joie de vivre ce qui a trait à l’éthique et à la morale et ne saurait être chiffré en terme d’euros mais plutôt de reconnaissance pour les citoyennes qui fabriquent notre descendance.
        
        Bref il faut évaluer le coût par femme en moyenne des soins post accouchement. Une prévision raisonnable par femme en moyenne des conséquences en terme de santé de la non pratique des soins post partaux et l ‘estimation du coût de cette non prévoyance.
        
        A titre d’exemple en clinique le TVT est facturé 2000 euros.
        Nous avons pas mal de confrères qui travaillent en maternité c’est à eux et à ceux/celles qui oeuvrent en chirurgie mais également à vous tous/toutes qui vouent leur vie au périnée que s’adresse ce courrier. Il faut répondre vite. La refonte de la Sécu est en route nous risquons fort de faire partie de ceux qui resteront sur le bord du chemin avec nos patientes.
        

         
    Le 30 September 2003 11h10
    Lucile POUMARAT, Kinésithérapeute Clermont-Ferrand

    Lettre à Monsieur MATTEI, Ministre de la Santé. Lempdes le 27/09/2003.
        
        Monsieur,
        
        A la suite de bruits courant sur la suppression des séances de prise en charge rééducative du post-partum, permettez-moi de vous transmettre par ce courrier, que je ferai volontairement court car il pourrait contenir d’innombrables pages, voir des livres entiers, de l’essentiel sur le sujet.. Impossible pour vous d’ignorer de telles références, cela aurait de trop fâcheuses conséquences sur l’avenir de notre système de santé. Des références concluantes sur la rééducation du post-partum ont été publiées en 2002, par l’ANAES.
        
        Grossesses et post-partum : les effets se conjuguent : La grossesse modifie toutes les fonctions de l’organisme maternel.
        Le traumatisme obstétrical est une des grandes cause des incontinences urinaires et ou anales.
        -Au niveau musculo-tendineux, à cause des modifications hormonales, entraînant une laxité musculaire, il existe un évident facteur de risques au niveau du plancher pelvien, favorisant la descente périnéale retrouvée dans le post-partum : après l’accouchement par voie basse le plancher périnéal est plus bas qu’avant l’accouchement, et sa force a diminué de 30%.
        -Au niveau urinaire : chez plus de 70% des femmes on retrouve des troubles mictionnels, à un an de l’accouchement 5 % des femmes resteront symptomatiques.
        -Au niveau ano-rectal, la constipation gravidique touche 30% des femmes enceintes, et on admet un taux de 5 à 10% d’incontinence anale en post-partum !
        N’oublions pas que 13 % de lésions de la sphère ano-rectale sont asymptomatiques, mais retrouvées au cours des séances de rééducation, à 6 mois voir un an chez les femmes n’ayant pas bénéficié de prise en charge dans le post-partum.
        -Dysfonction de l’appareil loco-moteur, l’équilibre postural modifié pendant la grossesse perdure dans le post-partum, c’est « l’attitude caractéristique de la femme enceinte », bien connue, entraînant des douleurs dorso-lombaires. Si ces douleurs sont prisent en charge dans le post-partum, les risques de les voir perdurer dans les mois voir les années, sont moindres voir inexistants
        -Dysfonctions et douleurs ! : une plainte essentielle, un sujet vaste, une prise en charge immédiate !
        Dysfonctions sexuelles font partie des sujets abordés dans le post-partum.
        Dysfonctions et psychisme : complications émotionnelles font partie des préoccupations, et de la prise en charge rééducative, les praticiens formés que nous sommes savent diriger avant qu’il ne soit trop tard.
         Rappelons que les dépressions post-natales sont élevées, elles sont souvent non bruyantes, mais décelées à temps, souvent au cours des séances de rééducation, elles font l’objet d’une prise en charge rapide, et préventive de catastrophes.
        
        Toutes ces symptomatologies font parties de la prise en charge du post-partum en rééducation.
        J’en oublie volontairement, Monsieur, mais je vous invite à la réflexion sur ce sujet..
        Abolir cette prise en charge du post-partum cela revient à condamner de nombreuses femmes à la souffrance d’après l’accouchement qui est un grand moment dans la vie d’une femme, cela serait une grave erreur ; ce serait navrant. Des professeurs d’université, des médecins gynécologues, des médecins généralistes, des proctologues, font appel à nous pour prendre leurs patientes en charge dans le post-partum . Vous ne pouvez pas l’ignorer.
        Quant au renflouage des caisses de la sécurité sociale, voyez-vous les idées ne me manquent pas. Et cela ne toucherait pas les soins de notre système de santé.
        Mais cela ne s’exprime pas par courrier, seulement de vive voix.
        En ce qui se rapporte à notre sujet : Je suggère à votre réflexion cet écrit : « La femme paie un lourd tribu à un acte sublimé qui allie puissance et éternité, mais qui génère aussi de façon paradoxale les débuts insidieux d’une certaine forme de vieillissement » Professeur JACQUETIN ; Docteur B FATTON.
        
        Aussi, Monsieur, pour étayer, ma lettre permettez-moi de vous de vous inviter à lire mon travail sur le sujet du post-partum et qui a fait l’objet d’une publication dans le journal : Kiné Actualité du 06/03/2003 et 13/03/2003. « Dysfonctions en post-partum immédiat et prise en charge kinésithérapique. »
        La bibliographie l’accompagnant permet de retrouver des études d’éminents Professeurs et chercheurs travaillant sur le sujet du post-partum et convaincus de l’efficacité de la prise en charge rééducative du post-partum.
         Je me permets de vous inviter à lire aussi cette récente étude épidémiologique norvégienne sur les facteurs de risques de l’accouchement ! . « New England journal of medicine du 06 mars 2003 » . Vous y découvrirez le nombre impressionnant des troubles urinaires au cours d’un dépistage sur 15 307 femmes âgées de 20 à 65 ans, par un questionnaire dont les réponses ont été liées au registre médical des naissances de la Norvège. Avec comme point fort dans cette étude la sélection des femmes qui rend les résultats plus clairs, sur l’incidence de l’accouchement, par rapport au type d’incontinence retrouvée chez ces femmes.
        Ma conclusion sera celle-ci : dans les cas où l’on est presque certain de l’efficacité d’une technique pourquoi la supprimer au risque d’atteindre le pire quant aux symptomatologies urinaires et ano-rectales dans un pronostic à moyen terme.
        

         
    Le 21 October 2003 10h27
    Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

    Monsieur le Ministre de la Santé,
        
        
         Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance de la motion jointe. Issue des tables rondes communes kinésithérapeutes et sages-femmes réunis en congrès à La Rochelle.
         Nos patientes et nous mêmes sommes soucieux du devenir de la prise en charge des soins qui entourent le partum.
         Nous vous demandons instamment de nous accorder une audience.
         Il devient urgent de définir avec précision un programme de recherches et d’actions . Les solutions satisfaisant les besoins évidents de traitements curatifs et préventifs des dommages résultants du traumatisme péri-natal ne sont pas actuellement bien perçues.
         Il conviendrait, par conséquent, de comparer nos références avec celles des instances décisionnelles gouvernementales et autres organes de prise en charge.
         Nous sommes prêts pour notre part à apporter notre expérience et notre conscience professionnelle.
        
         Je vous remercie, Monsieur le Ministre de la Santé, de bien vouloir examiner avec la plus grande attention cette requête, et vous prie de bien vouloir accepter l’expression de nos sentiments dévoués et respectueux
        
        Max Claude CAPPELLETTI
         Président de la SFKP
        
        III Congrès de la SFKP La Rochelle 10.11.12 Octobre
        
        MOTION
        
         Lors des 3èmes journées de périnéologie de La Rochelle, la Société Française de Kinésithérapie Périnéale (SFKP) dresse le constat suivant : .
        
         - Le nombre de naissances annuel par voie basse est d’ environ 550 000 mille .
        Il est à mettre en parallèle avec les plus de 3 millions de femmes qui présentent des séquelles de la sphère périnéale.
        
         Une relation évidente existe entre ces séquelles et l’absence de rééducation spécifique
        
         La SFKP préconise une politique sanitaire de prévention et de rééducation efficace et ciblée.
        Pour cela un bilan et une évaluation des pratiques sont indispensables :ils doivent être élaborés de façon consensuelle par tous les professionnels concernés et les responsables sanitaires.
         Dans ce cadre, l’instauration d’une lettre clef unique (Ex :PN pour post natal) nous paraît incontournable pour mieux apprécier la situation et permettre une meilleure efficience .
        Grâce à ces informations une commission pluridisciplinaire sera en mesure de définir une politique de santé plus adaptée voire productrice d’économies.
        
         Notre Société demande aux autorités de tutelle de bien vouloir entreprendre dans les meilleurs délais une démarche de ce type et se propose d’être un partenaire responsable et actif pour cette améliorations des pratiques.
        
        Pour le Congrès
        Max Claude Cappelletti
        Président de la SFKP
        

         
    Le 13 November 2003 10h10
    Guy VALANCOGNE, Kinésithérapeute Lyon

    Chers collègues,
        
         J’ai appris que l’évolution de la cotation de l’acte de rééducation périnéo-sphinctérienne était à nouveau repoussée ……à une date ultérieure.
         J’exprime au nom de mes collègues ma profonde déception et ma colère face à cette nouvelle démonstration du peu de cas qu’il est fait de notre spécialité et du GIS-KPS.
         Mais notre plus grande inquiétude concerne l’évolution du dossier de la rééducation dans le post-partum et la main mise des sages-femmes . Nous constatons que nos instances représentatives dont vous êtes se désintéressent totalement de ce dossier et en redoutons les conséquences dont la profession vous tiendra responsables.
        Car s’il y a interaction des compétences pour la rééducation dans le post-partum entre les kinésithérapeutes et les sages-femmes, force est de constater la présence sur le terrain et la pression permanente exercées par celles-ci, au point d’être sur le point de remporter ce dossier. Nous risquons de devoir très prochainement faire le constat amère d’une défaite sans opposition et sans gloire de notre profession alors que nous sollicitons une implication et une action sans concession de votre part depuis plusieurs années. Le résultat en sera une annulation complète de la compétence des kinésithérapeutes dans la période du post-partum, ou pire , car ce sera dans ce cas un problème de santé publique, de la suppression totale de toute prise en charge des femmes dans le post-partum précoce .
         Nous avons pourtant en temps voulu constitué à votre intention un dossier avec les données scientifiques et bibliographiques nécessaires ; vous disposez en outre d’un dossier de l’ANAES, référence s’il en est prise en compte par le gouvernement, dont les conclusions plaident pour une prise en charge globale , ce que ne pourront jamais faire les sages femmes .
         Un autre aspect inquiétant est l’action menée par un groupe indépendant de kinésithérapeutes, avec lettre au ministre et demande d’un rendez-vous commun kinésithérapeutes–sages-femmes, sans participation des syndicats sensés nous représenter. La principale revendication est la création d’une lettre clé commune pour le post-partum . Si la démarche est utopique, et que son principal effet sera selon nous d’alerter les sages femmes et de relancer leur lutte acharnée, il n’en reste pas moins que action de leur part il y a et il y a aura, « agressive » comme il faut l’être quand on veut gagner, et sans opposition.
         Devant rendre compte aux adhérents de nos associations, je souhaite être tenu au courant dans les plus brefs délais de l’attitude que va adopter la FFMKR et des actions que vous compter mener pour défendre notre profession.
         Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le président, chers collègues, l’expression de mes meilleures salutations.
        

             
       
    Le 13 November 2003 10h11
    Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

    Cher Guy et par la même occasion chers tous et toutes,
        
         Guy est inquiet avec juste raison. J'ai déjà alerté les confrères du périnée des intentions ( mauvaises) du Ministre dans une interview parue dans KA il y a 3 semaines. Nous n'avons pas attendu de réunir un concile pour diffuser cette aggression vers nos députés, Maires, conseillers généraux etc, ne faisant aucune confiance dans les instances syndicales pour empêcher une amputation
         La règle des 90 jours de post-partum ayant été acquise aux SF , chacun s'en souvient alors que nos "dirigeants syndicaux" étaient au golf ou ailleurs. Plutôt que de se plaindre il faut agir et agir vite. Si possible en se concertant ce qui n'est pas le cas très souvent. Il s'agit de savoir si effectivement la rééducation du PP est médicalement justifiée. Si elle l'est il faut le prouver de manière scientifique et non en évoquant le saint esprit.
         Donc à vos mulots pour savoir dans vos départements quel est le nombre de naissances les 3 dernières années, le nombre de sondes vendues, le nombre de PP que vous avez personnellement traités. De prédire ce que ces femmes risquaient si elles n'avaient pas été prises en charges. Sachant le prix des interventions chirurgicales et du prix de l'environnement médical nécessaire à une décision chirurgicale. Les sages femmes, et ça n'est pas moi qui les forment ne sont pas nécessairement nos ennemies, ou alors qu'on me donne des arguments.
        Arrêtons donc de nous disputer . Et construisons une défense intelligente.
        

     
      Mise à jours: 09/2020
    Mail: journees-perineologie.com