Les journées de périnéologie




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Liste des sujets sur le forum Rééducation


 
La réeducation périnéophincterienne est-elle utile ou inutile? Analyses d'articles parus dans la revue Correspondances en pélvi-périnéologie
 
Contrairement à ce que nous pensons la réponse à cette question n’est pas évidente pour tout le monde.
Depuis Arnold KEGEL (1947 tout de même ! ) il existe des essais, articles, protocoles, congrès, inscriptions dans les listes de compétences, authentifiant l’existence et l’utilité de ces techniques . Deux recommandations pour la pratique clinique ( RPC) de l’ANAES 2000 << bilan et technique de rééducation périnéo-sphinctérienne pour le traitement de l’incontinence urinaire chez la femme à l’exclusion des affections neurologiques >> et 2003 << Rééducation dans le cadre du post-partum>> ont mobilisé de nombreux spécialistes afin de mener à bien ces importants travaux. Enfin des milliers de patientes et patients consultent et se rééduquent chaque année.
Malgré cela, une série d’articles parus dans la revue sont particulièrement sévères pour cette spécialité et tendent à faire croire qu’elle n’est ni contrôlée ni comparée et que par conséquent son efficacité serait douteuse et sa prescription non justifiée.

Nous avons extrait de ces trois revues, les phrases les plus significatives. Nous les livrons à votre appréciation et à vos arguments.

Il ne s’agit pas dans ce forum d’exprimer des opinions fallacieuses, basées sur des on-dit ou des croyances, pas plus que de développer des digressions injurieuses.
L’argumentaire doit s’appuyer sur des faits observés, contrôlés, reproductibles et si possible étayés par une bibliographie de référence.
Les premiers échanges par courrier électronique sont issus d’un groupe de discussion de professionnels dont les noms suivent.
Attentifs depuis des lustres pour certains à notre profession, ils sont enseignants, auteurs d’articles, de recherches, de revues, promoteurs de journées de perfectionnement et de congrès. Pour la plupart ils ont été distingués pour composer le Comité d’Organisation ou le Comité de lecture des RPC de l’ANAES cité plus haut. Ils savent de quoi on parle.
Lors du premier tour de table à propos de ce forum ils ont livré quelques réflexions.
A vous maintenant d’exprimer votre sentiment. N’oubliez pas qu’à l’heure où paraissent ces lignes la réforme de la Sécurité Sociale se trouve dans les tuyaux. Rapidement ou plus lentement selon les aléas politiques la réforme devra se faire. Il n’est donc pas tout à fait gratuit d’engager une réflexion sur le sérieux et sur l’utilité de la rééducation périnéo-sphinctèrienne.

Le modérateur MCC

CORRESPONDANCES EN PELVI-PERINEOLOGIE<< n°2-3, vol II Sept 2002
P54 : Que restera t-il de la rééducation périnéale ?

<< La rééducation périnéale est efficace pour améliorer significativement l’incontinence postprostatectomie, seulement 4/42 patients dans cette étude restant incontinents à j+6 mois et le taux de patients n’utilisant aucune garniture atteignant 74%. Il est cependant très intéressant de noter que la simple instruction verbale succédant à un examen clinique avec démonstration des exercices est aussi efficace que la rééducation classique auprès d’un thérapeute. Moins chère, moins contraignante pour le patient, aussi efficace… Alors, pourquoi ne pas décliner cette très intéressante étude dans les autres domaines de la rééducation périnéale ( incontinence urinaire et anale du post-partum, par exemple) ? >>G.A.

<< CORRESPONDANCES EN PELVI-PERINEOLOGIE<< n°4.vol.II octobre/nov/dec 2002
P3 : Urètre , sphincter et continence urinaire de la femme : l’éternel débat. G.A

<< Quant au classique sphincter striè anulaire, il n’est parfois même pas retrouvé par des anatomistes chevronnés ! Il n’en reste pas moins vrai que le nerf pudendal gouverne la contraction volontaire d’un ‘’ nèo-sphincter para-urétral’’ permettant d’expliquer certaines fuites par neuropathies de fonctionnement ( dyssynergies fonctionnelle), certaines incontinences par fatigabilité pathologique de ces structures musculaires striées, et une certaine efficacité de la rééducation périnéale. En effet si cette dernière ( qui fait actuellemnt l’objet d’importants travaux de recommandations par l’ANAES ) permet le plus souvent par le travail spécifique de ces structures striées de stopper volontairement le jet, elle n’est le plus souvent pas suffisante pour anticiper la contraction périnéale et pour éviter ainsi la fuite. L’amélioration spectaculaire du testing musculaire ne reste alors que le résultat narcissique de certains kinésithérapeutes dogmatiques, résultat dont la femme , épuisée par de nombreuses séances psychologiquement pas toujours bien vécues et toujours très time-consuming, n’a vraiment rien à faire.>>

<< CORRESPONDANCES EN PELVI-PERINEOLOGIE<< n°1.vol.III jan/fev/mars 2003
P3 : Evaluation de la qualitée de vie dans l'incontinence. G.A

<< Bien évidemment de nombreux facteurs peuvent être gradés : temps du traitement, temps d’indisponibilité, nombre de journées d’arrêt de travail , coût de revient du traitement. D’autres éléments peuvent être considérés en terme binaires : risques vitaux du traitement ; risques fonctionnels du traitement. D’autres aspects peuvent être aussi discutés sans fin :implications psychologiques, retentissement émotionnel d’une rééducation périnéale ou d’une chirurgie parfois considérée comme agressive. Qui peut se permettre d’estimer qu’un TVT( vingt minutes, quelques heures d’hospitalisation) est plus contraignant ( et donc nécessite pour être proposé ou réalisé une beaucoup plus grande altération de la qualité de la vie) que vingt séances de rééducation périnéale ( 30 mn X 20 soit 3 mois de traitement, deux fois par semaine, 1h30 perdue à chaque fois, toute nue, et une sonde endovaginale en place, avec tout ce que cela peut éventuellement renvoyer, signifier, comme souvenir, soucis, inconfort physique et psychologique) ? Il n’y a toujours pas de vérité.>>

 
     
Le 02 September 2003 15h26
André MAMBERTI DIAS, Kinésithérapeute Marseille

Pour ma part, je retiens de ces lignes que l’auteur - tout pointu qu'il soit en neurophysio exploration - ne connait que peu de choses au fait rééducatif. Il y aurait de quoi disserter sur son approche " d'une certaine efficacité de la rééducation périnéale "ainsi que sur sa conception " narcissique " du résultat musculaire de la rééducation???
     Quant à la phrase " la femme épuisée par de nombreuses séances psychologiquement pas toujours bien vécues" !!! L’auteur en est resté à l'image d'Epinal de la rééducation, malheureusement souvent déformée, il est vrai, par certains de nos confrères.
     Dans le paragraphe où il est parlé " d'implications psychologiques, retentissement émotionnel d'une rééducation périnéale..." et dans la phrase débutant par " vingt séances de rééducation périnéale " et finissant par " psychologique ", on ne peut que rester rêveur devant une mise en chiffres qui réduit l'acte rééducatif à un timing de chef de gare.
    

     
Le 02 September 2003 15h26
Laurent CAPPELLETTI, Maître de Conférence en Science de Gestion Université Lyon 3

(Son avis a été requis , comme Personnalité extérieure à la profession en raison de sa compétence en matière de gestion des conflits sociaux et d’ordre administratif)
    
    
    De l'extérieur son papier ne me semble pas si agressif que cela. Je ferai une réponse, signée par un ou des leaders de la profession, en
    quatre points :
    

  • un point scientifique pour contrer ses arguments techniques
        
  • un point psychologique pour contrer ses arguments sur le traumatisme des
        femmes
        
  • mais après cela, plutôt de continuer à le contrer, je proposerai la transparence. Je lui dirai - chiche ! faisons des balances socio-économiques pour comparer le TVT et 20 séances de rééducation périnéale pour justement arrêter d'écrire "qui peut se permettre de ?". Proposez lui de jouer la transparence avec vous, en faisant des études ensemble. Proposez lui de
        coopérer pour chercher "la vraie vérité".
        

  •      
    Le 02 September 2003 15h26
    Sandrine GALLIAC-ALANBARI, Kinésithérapeute Paris

    Voilà mon opinion :je ne trouve pas les articles si agressifs que cela…les quelques commentaires désagréables ainsi que l'étude sur les prostatectomies ne reposent sur aucune valeur scientifique.
         D'autre part l’auteur est un électrophysiologiste et non un thérapeute il ne peut donc pas apprécier la souffrance des patients et ne peut pas non plus apprécier les résultats d'une rééducation bien menée et le soulagement des patients.
         En conclusion un droit de réponse dans la revue me semble judicieux, une agression ne le serait pas ,et peut être qu'un courrier montrerait notre affect dans cette affaire et il serait trop content...
        

         
    Le 02 September 2003 15h27
    Martine BRUNO, Kinésithérapeute DE DU de Rééducation Périnéale et Sphinctérienne, Montpellier

    Notre consoeur a pu obtenir quelques précisions sur les réflexions de l’auteur, nous les exprimons ici afin d’organiser autour de ces précisions vos réactions et pourquoi pas vos propres essais tendant à prouver que l’auteur ne possède pas la vérité.
        
         1) il n’y a pas de corrélation entre le testing et l’incontinence urinaire d’effort
        les publications montrent une efficacité de la rééducation mais que celle-ci n’a jamais été comparée avec les interventions mini-invasives des bandelettes sous urétrales
         2) le problème de la qualité de vie est actuellement mal posée dans la mesure où des patientes supportent bien une incontinence importante et d’autre très mal une incontinence minime
         3) des publications internationales disent que la rééducation n’est pas la solution dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.
        

         
    Le 02 September 2003 15h27
    Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

    Je fais une proposition de lettre collective
        
        << Notre collectif de kinésithérapeutes spécialisés en périnéologie a lu avec une certaine surprise vos réflexions sur notre art. En effet dans trois n° de « Correspondance en Pelvi-périnéologie » vous ne laissez aucun doute sur le jugement négatif que vous portez à notre endroit.
         Il n’est pas acceptable de recevoir de votre part un tel déluge de contre-vérités. En premier lieu et eu égard aux rapports que nous avons entre professionnels du périnée et du point de vue de l’éthique, vos affirmations sont tout à fait inamicales et anti-confraternelles. Il est de votre droit de critiquer tel ou tel professionnel dont les agissements sont contraire à la morale, mais nous pourrions en dire autant de tel ou tel médecin ou chirurgien et nous ne le faisons pas. vous connaissez l’adage » Une brebis galeuse ne fait pas un troupeau de galeux ».
         Nous aimerions savoir sur quels témoignages vous vous appuyez pour prétendre que ces patientes ont eu à subir des agissements contraires à leur état dans des séances épuisantes et pas toujours bien vécues..
         On pourrait aussi évaluer le coût efficacité d’un TVT ou d’un BURCH par rapport à la rééducation qui, je vous le rappelle, est prescrite. Le prescripteur est, nous le pensons, responsable de sa prescription. Il doit savoir ce qu’il fait.
         Les équipes urologues, gynécologues, médecins de médecine physique et kinésithérapeutes savent bien que l’on ne fait pas un TVT à la place d’une rééducation et que la rééducation ne saurait remplacer un TVT. J’ai toujours pensé que nous étions complémentaires en vue de la réalisation du même but : la santé et le bien être de nos patientes. Nous ne parlerons pas ici des centaines d’hommes qui viennent nous voir pour atténuer et guérir des incontinences catastrophiques.
        

         
    Le 02 September 2003 15h27
    Hélène COLANGELI-HAGEGE, Kinésithérapeute Paris

    Il y aurait beaucoup à dire sur le vécu des séances de rééducation périnéale, c’est un domaine bien peu exploré, tout comme le vécu d’autres actes médicaux ou paramédicaux.
        Cette interrogation a continuellement accompagné les recherches en rééducation périnéale et son enseignement depuis son origine. Les articles concernés font référence à un mal-vécu présupposé de ces séances par les femmes. Il serait sans doute utile pour en discuter avec précision de se tourner vers les patientes elles-mêmes.
        Vous qualifiez cette rééducation de « time-consuming ». En effet, toute prise en charge rééducative demande du temps. Le facteur temps est essentiel pour permettre aux moyens mis en œuvre d’amener une évolution favorable des qualités musculaires (force, tonus, proprioceptivité), des perceptions et de leur intégration dans le schéma corporel, qui sont autant de moyens eux-mêmes pour une amélioration des symptômes.
        Dix à vingt séances, cela peut sembler long, cela peut sembler court, au regard des innombrables séances de rééducation proposées dans les autres champs de la kinésithérapie. La question n’est peut-être pas à trancher par le médecin ou par le kinésithérapeute, mais plutôt par la patiente : c’est à elle de décider si l’effort est proportionné au bénéfice escompté.
        Non, nos patientes ne sont pas toutes nues pour leurs séances de rééducation périnéale, sauf si elles le souhaitent. Comme chez le gynécologue, ou au cours du suivi obstétrical, l’abord de la zone uro-génitale est nécessaire pour effectuer la rééducation périnéale, les patientes et les patients enlèvent « le bas », ce qui dans l’ensemble se passe bien. Pour notre part nous avons constaté, au bout de plus de vingt ans d’expérience pour certains d’entre nous, une évolution modérée vers une plus grande liberté corporelle, évolution de société que nous nous gardons bien d’imposer individuellement à chacune.
        Il va sans dire que les femmes ne pouvant supporter l’idée d’être examinées ou de consacrer du temps à ces soins ne viennent pas jusqu’à nos cabinets, tout comme une fraction de la population féminine se refuse encore à tout suivi gynécologique pour les mêmes raisons. Faut-il pour autant renoncer à proposer à toutes les femmes susceptibles d’en bénéficier un frottis vaginal, une rééducation périnéale, un bilan uro-dynamique ? Les enjeux de la prévention gynécologique dépassent largement ceux de la rééducation périnéale, néanmoins faut-il choisir ?
        Vous affirmez avec raison que « quand les pathologies organiques graves sont craintes, les pathologies fonctionnelles sont bien mineures ». Mais en l’absence des premières les femmes sont en droit de ne pas souhaiter être pénalisées par les secondes.
        Il est regrettable que certains confrères n’aient pas le tact, la discrétion et la patience nécessaire pour permettre toujours un bon déroulement de ce travail rééducatif. Nous sommes attachés, tout comme vous, au bien-être de nos patientes et il est sans doute possible d’améliorer encore les modalités de la prise en charge, avec votre aide, si vous le souhaitez. Mais il serait dommage d’utiliser des arguments éthiques déconnectés d’une réalité pratique pour refuser à des femmes l’accès à des soins qui ne leur seraient plus proposés.
        Les femmes seraient en droit de considérer ce refus comme une perte de chances de voir s’améliorer leurs symptômes, perte de chances de prévenir l’aggravation ou même l’apparition de ces symptômes.
        

         
    Le 02 September 2003 15h28
    Guy VALANCOGNE, Kinésithérapeute Lyon

    Différentes voies de réponses nous sont donc offertes :
        

  • un droit de réponse dans la même revue "Correspondances en PP" sous forme d' 1 édito "droit de réponse" + un article scientifique qui démontre bien entendu le bien fondé de la rééducation .( les rapports de l'ANAES semblent les moins discutables, mais nous pouvons en produire d'autres . Qui a des idées ??)
        
  • Un droit de réponse vient aussi de nous être proposé dans Kiné Actualité : Edito et article .
        
  • reste la question d'un courrier adressé personnellement à l'auteur, pour ne pas laisser ces phrases chocs( kiné narcissiques, patient toute nue etc..) . Ce serait montrer à quel point nous avons été choqués, mais attention il ne faut pas surenchérir.
         Je crois que Max Cappelletti y a déjà réfléchi au courrier "personnel". Et j'ai commencé à penser à l'édito . Qui veut bien se charger de collecter les articles scientifiques.
        

  •      
    Le 02 September 2003 15h28
    Lucile POUMARAT, Kinésithérapeute Clermont-Ferrand

    Ne pas reconnaître le bien fondé de la rééducation périnéo-sphinctérienne, c’est abolir d’un seul coup les travaux du regretté Professeur Pierre MINAIRE et de bien d’autres qui ont travaillé à faire progresser la méthode de KEGEL et c’est navrant !
         La remarque de l’auteur des articles concernant la rééducation périnéale ne peut s’adresser à tous les kinés ; et il est vrai que si nous sommes nombreux à travailler convenablement et efficacement, de nombreux autres , ne font rien, voir, font du tort. Voilà ce qu’il en résulte : tout le monde dans le même panier !
         Si, des administratifs des caisses d’Assurance Maladie, lisaient les commentaires de G.A, que penseraient-ils des médecins et des professeurs qui prescrivent la rééducation périnéale ?
         Cependant, tout n’est jamais complètement négatif ; essayons de voir le côté positif de ces articles qui malgré tout, nous blessent, mais doivent nous amener à une prise de conscience.
         Il est peut-être grand temps de contrôler l ’exercice de cette discipline à part entière qu’est la rééducation périnéo-sphinctérienne en modifiant les modalités de pratique d’abord par un D.U obligatoire et un mémoire. lucile Poumarat l.poumarat@free.fr
        

             
       
    Le 28 November 2003 20h07
    Lucile POUMARAT, Kinésithérapeute Clermont-Ferrand

    En réponse au courrier du Docteur AMARENCO
        Clermont-ferrand le 26/11/2003
        Monsieur,
        J'ai lu avec interrêt votre courrier adressé à Claude CAPPELLETTI en date du 09 /09/2003 .
        Je prends acte de votre réponse lorsque vous faites référence à VOTRE PROPRE EXPERIENCE . Néanmoins je pense que votre esprit scientifique doit exercer ses talents critiques envers les données de la litterature qui ne contiennent pas que des vérités.! Vous le savez bien . Respectueusement. Lucile POUMARAT

         
    Le 02 September 2003 15h28
    Anne Florence PLANTE, Kinésithérapeute. PARIS

    Je réponds à vos différents écrits, un peu désagréables surtout pour moi qui vous apprécie pour vos qualités professionnelles ;
        
        Effectivement vos réflexions semblent justifiées, par votre expérience et certainement vos rencontres avec les patientes évoquées , mais peut-on cependant réfléchir différemment ? :
        
        1- le médecin prescripteur n’est t-il pas responsable du point de vu de sa responsabilité médicale et pénale des adresses de kinésithérapeutes qu’il préconise ?;
        Y aurait-il une possibilité de choisir une éthique et une performance thérapeutique avant que de reprocher au physiothérapeute certains gestes inadaptés voir victimisants ?
         Pourrait -on, pénaliser ceux ci et encourager un travail d’équipe avec ceux qui sont habilités à travailler comme vous le souhaitez ?
        
        2- la TVT si « simple » à vous lire , ne va t-elle pas être supplantée par la bandelette trans obturatrice(TOT) qui promet… ;mais peut-être que je me trompe,… d’être moins responsable de plaies et de risque de rétention ?
        
        Car actuellement certains kinésithérapeutes comme moi qui sont spécialisés ,font face aux problèmes séquellaires des TVT avec rétention, résidus post mictionnels et fuites par regorgements, pour moi l’ attente de la bandelette trans. obturatrice est réelle,
         néanmoins un geste « simple »pour vous ;cela est dit dans vos écrits ,certaines de vos amies proches en sont la preuve(vous devez savoir de qui je parle ) peut conduire à un véritable enfer,…
        
        
        Je ne vous comprends plus !
         Pourriez vous ,mesurer la portée de vos dires !
         Dans notre métier, nous sommes nombreux à faire le maximum pour soutenir les chirurgiens dans
         la" complétude "de leur travail,
        nous sommes nombreux à épauler vos patients sur le plan affectif psychologique et nous les voyons pour cela toutes les semaines à l’écoute de leurs doutes et de leurs souffrances…, respectez-nous !
        
        Venez nous rencontrer et apprendre ainsi vers qui vous allez diriger vos patients,
        choisissez les bons et travaillons en équipe, s’il vous plait !.
        
        Je vous adresse mon profond respect car j’ en ai beaucoup pour vous et votre compétence.
        

         
    Le 02 September 2003 15h28
    Ghislaine PHILIPPE, Kinésithérapeute des Hôpitaux . BESANCON

    ….Quand à la polémique soulevée par les articles références, je suis sidérée par sa vision de la
        rééducation périnéale.
        je pense que l’auteur devrait assister à des séances réalisées par des
        praticiens compétents et passionnés par cette prise en charge ,soucieux
        de l'intimité et du ressenti des patientes consultant en
        uro-gynécologie.
        sa vision des choses serait certainement modifiée car nos patientes
        n'ont ensuite qu'une envie : transmettre l'information et parler du
        bénéfice et de l'intérêt de cette rééducation ( une de mes patiente m'a
        proposé en fin de traitement de travailler ensemble sur la façon
        d'informer les femmes par le biais de la publicité ou d'affiches
        etc.. je pense que si le traumatisme secondaire aux séances était aussi
        important que le dit l’auteur, elle aurait été ravie de terminer et
        surtout de ne pas en parler!!)
        quand à faire travailler nos patientes nues, GA ne connaît
        certainement pas le télémètre qui permet de déambuler et de travailler
        habillée si nécessaire!
        pour moi, chirurgie et kinésithérapie sont complémentaires ( et c'est
        le message que je véhicule auprès de mes chirurgiens) car que je sache,
        aucune intervention n'améliore à ce jour, la trophicité et la tonicité
        musculaire ni la proprioceptivité périnéale!
        voilà, je trouve ta lettre de réponse parfaite. Ne laissons pas véhiculer
        de fausses idées ou informations alors que nous avons encore beaucoup de
        travail à faire!
        

         
    Le 20 October 2003 10h17
    Max Claude CAPPELLETTI, Kinésithérapie ,Président de l'ARREP

    Par courrier du 5 sept Monsieur Gérard AMARENCO répondait en substance, je cite :
        -<< je pense qu’il y a méprise sur le contenu de mes propos, tant dans les éditoriaux que vous citez, que dans les analyses de la littérature ( revue de presse).
        -<< je n’ai aucun jugement négatif ou personnel envers les kinésithérapeutes avec qui je travaille depuis de nombreuses années, et que je respecte tout autant que les autres partenaires.
        -<< mes réflexions sur le coût au sens large du terme de la rééducation périnéale chez la femme, sont le fruit d’une expérience quotidienne et la hiérarchie habituelle et dictée jusqu’alors dans la stratégie thérapeutique ‘’ du plus simple ou plus compliqué’’ me paraît devoir être au minimum discutée avant d’être validée. Je persiste à penser, et de nombreuses patientes avec moi, qu’il n’est pas évident que le disconfort au sens large du terme (temps consacré, déplacements, rupture de l’intimité personnelle malgré tous les efforts habituellement faits par les kinésithérapeutes, coût, etc…) de la rééducation périnéale soit inférieure à d’autres techniques ( médicaments voire chirurgie mini invasive).
        << si l’on admet que la rééducation périnéale est un traitement, il faut bien admettre que comme tout traitement, elle puisse avoir des effets ‘’secondaires’’ qui doivent être évalués, puis explicités aux patients.
        -<< ce n’est que par la réalisation de protocoles méthodologiquement parfaits ( comme ceux rapportés dans la revue de presse de CPP)que nous pourrons avancer en matière thérapeutique dans la sphère pelvi-périnéale.
        -<< P.S. : vous pourrez ainsi proposer au Comité de lecture, tous les travaux que vous souhaitez, j’espère que nous aurons le plaisir de publier bon nombre de papiers faisant état de l’efficacité de la rééducation dans différent lots de patients, dans différents cadres nosologiques>> fin de citation.
        
        Commentaires.
        Cette réponse écrite dans un esprit confraternel met en évidence que la rééducation périnéale n’est pas encore reconnue par un nombre important de responsables. Son efficacité n’est pas prouvée. On ne peut que se ranger à cette appréciation. Il nous reste donc à rechercher des méthodologies, des expériences validant, des témoignages indiscutables. Bref, il faut établir les bases scientifiques de cette rééducation par nos expertises. Ceci rejoint notre inquiétude devant les phrases sibyllines de nos ministres tendant à faire croire que la rééducation du post-partum ne serait pas médicalement justifiée.
        Pousser des grands cris d’orfraies ou avoir une attitude de dédain méprisant seraient une grave erreur. Il nous faut très vite retrousser nos manches et démontrer notre efficacité.
        L’étude Socio-économique tout d’abord.
        Nombre de patientes traitées en post-partum
        ‘’ ‘’ ‘’ en IUE, Impérieuse ou mixte
        ‘’ ‘’ ‘’ pour insuffisance prolabante.
        Répartition de ces patientes selon le milieu social.
        Plus médical :
        Effets secondaires observés : plaintes d’inconfort, plainte sur l’intimité bousculée, infections douleurs etc.
        Nombre de séances pour parvenir à l’objectif ou nombre d’échecs.
        Rappelons qu’en France il se vend annuellement de 100 à 120 mille sondes vaginales. Que deviendraient selon vous ces patientes si nous ne les avions pas prises en charges ? Dommage périnéal à court et long terme, gêne sexuelle ou douloureuse après le partum etc…
        Même étude pour les patients.
        Faites nous part de vos protocoles, de vos fiches bilans, de vos publications et vos propositions de travaux.

     
      Mise à jours: 09/2020
    Mail: journees-perineologie.com